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Bonjour a toutes et a tous mes chers compatriotes!
Je me souviens d'un politicien Francais qui il y a quelques annees avait fait de la pomme son cheval de bataille lors d'elections presidentielles en clamant a tout va "MANGER DES POMMES!" Et bien, je pense que ce Monsieur ne devait guere s'imaginer tout le travail exige pour la culture de ce fruit, et notamment la tache de la cueillette.
  
(La reine de la semaine, La BREABURN//////Au taquet dans le verger/////// Un joli pommier)
C'est donc a cette tache que ma derniere semaine de voyage fut consacree. De 7 a 16h30, je cueillais des pommes, des pommes, et encore des pommes... seul dans ma rangee afin de remplir de grosses caisses en bois d'une contenance d'environ 400kg et qui une fois pleine m'etaient payees 30$ piece. Au quotidien je ramassais 4 caisses.
Mais le milieu de la pomme est impitoyable. La selection est rude. Il faut que chacun de ces fruits possede au moins 50% de leur surface rouge (pour la variete Braeburn), sans taches de brulure dues au soleil, sans etre ni trop petites ni trop grosses... tout cela dans le but de satisfaire pleinement le consommateur europeen, ceci ayant pour consequence direct un gaspillage enorme de pauvres petites pommes abandonnees a meme le sol car ne repondant pas aux criteres de selection!
 
(Les collegues: Viktor, Abel et Hugo /// Notre squatt au verger de Knight)
Ce travail fut l'occasion de faire de nouvelles connaissances, en particulier celles avec Eric (Canada), Viktor (Suede), Abel et Hugo (Bresil) avec qui j'ai partage cette semaine de travail a la fois au verger, mais aussi au squatt des saisonniers du verger de Knight.
 
(Le Cap des Kidnappeurs //// Couple de fous austraux parmi la colonie)
Depuis hier soir j'ai recupere le petit Thomas a la station de bus d'Hastings. Eh oui, ce sont deja les vacances de Paques, j'ai donc la garde du petit pendant une semaine. Nous avons commence ce matin par une randonne de 4h le long de la cote Est, au Cap des Kidnappeurs (Cape Kidnappers). Ce nom est du a la tentative d'enlevement par des Maories du traducteur Tahitien du capitaine Cook lors de l'amarrage de son voilier sur cette meme cote en octobre 1769. Depuis ce cap, nous avons pu cotoyer une colonie de quelques 15000 fous austraux.
 
(150$ le cochon, ce qui etonne quelque peu Viktor)
Dans la rubrique "je fais mes courses dans les supermarches de Nouvelle-Zelande et je vais de surprises en surprises", apres le camembert kiwi et la vinaigrette francaise (voir precedents articles), voici le cochon! Dans cette grande surface vous pouvez acheter un cochon entier pour le maudique somme de 150$ (environ 75 euro), et cela au plus grand etonnement de Viktor, notre ami surfeur Suedois. Cependant avant d'en faire l'acquisition, n'oublier surtout pas de vous munir d'une glaciere de taille adequate ou bien de bonnes galeries sur le toit de votre vehicule afin de ramener la bete a la maison....
....See you!!! |